Déchirée entre l’amour et le devoir Novel

Déchirée entre l’amour et le devoir Novel – Je suis revenue à la vie et j’ai signé l’accord de divorce sans la moindre hésitation. La maîtresse de Victor Laurent, Sylvia Sterling, venait d’être dévoilée au grand jour. Pour éviter qu’elle ne porte l’étiquette de « maîtresse », Victor m’avait suppliée, le document de divorce à la main. — Sébastien Sterling est mort en me sauvant.

Sylvia était sa seule famille, je ne pouvais pas l’ignorer. Tu peux me comprendre, non ? Autrefois, Victor avait été victime d’un complot d’un concurrent. Sa voiture avait dérapé hors de contrôle. Sébastien, sans penser au danger, s’était précipité vers le siège du conducteur pour redresser le volant et éviter la catastrophe. À la fin, Victor était sorti indemne, tandis que Sébastien, grièvement blessé, avait succombé à ses blessures.

Avant de rendre son dernier souffle, il lui avait confié le soin de veiller sur sa sœur, Sylvia. Depuis, Victor l’avait protégée avec un dévouement sans limite, par pure reconnaissance. Dans ma vie précédente, j’avais découvert qu’il était prêt à me sacrifier pour elle. Effondrée, j’avais déchiré l’accord de divorce. Mais plus tard, on m’avait diagnostiqué un cancer de l’estomac. Je voulais libérer Victor, et me libérer moi-même.

Pourtant, à cause d’une simple phrase de Sylvia — Est-ce que Giselle embête volontairement Victor ? Il avait conclu que je feignais la maladie pour le manipuler. Pour échapper à la pression du public, il n’avait pas hésité à me piéger dans une prétendue affaire et à demander le divorce. Désespérée, j’avais mis fin à mes jours. … — Giselle, nous avons expliqué au public qu’il y a un an, nous avions déjà prévu de divorcer, mais pour certaines raisons, la procédure avait été retardée.

Au restaurant, je fixais distraitement un verre d’eau, lorsque Victor a parlé. La veille. Les paparazzis avaient publié des preuves d’une liaison entre Sylvia et Victor. Le mot « maîtresse » avait déclenché une vague de condamnations en ligne. Le président du Groupe Laurent, Victor, avait été accusé d’adultère, et l’action de l’entreprise avait chuté brutalement.

Dans ma vie passée, quand les rumeurs avaient éclaté, je me souvenais avoir ri de ces photos floues capables d’orienter l’opinion publique. Mais quand Victor m’avait tendu les papiers du divorce, mon sourire s’était figé, se transformant en une amère dérision. Je l’avais interrogé, folle de douleur, sur sa relation avec Sylvia. S’il ne s’agissait que de rumeurs, il existait mille façons d’y mettre fin. Mais il avait choisi de me sacrifier. — Giselle, crois-moi, ce n’est qu’une mesure temporaire. Une fois tout apaisé, nous nous remarierons. J’ai levé lentement les yeux vers le document posé sur la table. — Giselle, crois-moi.

Quand tout sera fini, je te dédommagerai, d’accord ? Victor m’a prise doucement dans ses bras, ses yeux plongés dans les miens, pleins d’une tendresse calculée. Je ne lui ai répondu pas. Sylvia, debout de l’autre côté, était pâle comme la mort, les yeux pleins de larmes. — Giselle, je t’en prie, aide-moi, s’il te plaît… Mon frère est parti, je n’ai plus de famille, je ne sais plus vers qui me tourner… À ces mots, Sylvia s’est presque agenouillé, mais Victor l’a retenue aussitôt par la taille, la serrant contre lui. — Qu’est-ce que tu fais ! a-t-il murmuré, les yeux déjà impatients tournés vers moi. — J’ai pris ma décision.

J’espère que tu collaboreras demain à la conférence de presse, sinon… — Je signe. Je l’ai interrompu, incapable de supporter davantage leur mascarade. Bien sûr, je savais déjà ce qui suivrait. Dans ma vie précédente, peu après avoir refusé de signer, on m’avait piégée, violée, et des preuves de mon « adultère » avaient été diffusées. En une seule nuit, j’étais passée de victime à paria méprisée. Et eux, les véritables coupables, étaient restés intouchables.

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