J’ai protégé sa vie, mais il a pris mon cœur et mon corps Novel

J’ai protégé sa vie, mais il a pris mon cœur et mon corps Novel – Pendant dix ans, Séraphine Frost avait servi de gantelet à Lucien Valmont — tuant pour lui le jour, se soumettant à ses désirs la nuit. Elle était agenouillée au bord du lit, tremblante, ses souffles brisés s’échappant de sa gorge.

Les doigts de Lucien s’enfonçaient dans sa taille, et à chaque poussée, il demandait d’une voix étouffée : — Est-ce que c’est bon ? Cette année, il était devenu encore plus implacable, la réclamant nuit après nuit, dans le bureau, à l’écurie, même dans des ruelles sombres après une mise à mort. Il l’avait façonnée de toutes les manières pour en faire son jouet personnel.

Elle mordait sa lèvre mais s’effondrait toujours sous sa caresse, répondant avec honnêteté : — Oui… Monseigneur, c’est bon. Elle ne savait pas combien de temps avait passé, mais finalement, elle avait atteint l’extase dans ses bras, sa vision devenant blanche. Lucien la tenait, ses doigts traçant paresseusement son dos moite. Puis, d’une voix douce, il avait dit : — C’est la dernière fois. Séraphine s’était raidie. — Dans dix jours, j’épouse Vivienne, avait-il déclaré calmement. J’ai pratiqué sur toi cette dernière année pour pouvoir lui faire du bien… Séra.

À partir de maintenant, tu ne seras plus que le gantelet. Séraphine avait serré les draps, ses ongles s’enfonçant dans sa paume, mais elle ne sentait aucune douleur. Après une longue pause, elle s’était lentement détachée de lui, s’agenouillant au sol, son front pressant le sol froid. — Comme vous l’ordonnez, Monseigneur. Elle avait hésité un instant avant d’ajouter la bénédiction qu’elle avait préparée depuis longtemps : — Puisse votre union avec Dame Sinclair être bénie et votre lignée durer cent ans.

À peine avait-elle fini qu’un coup de tonnerre soudain avait retenti dehors. Elle avait tressailli involontairement, puis s’était rapidement redressée. — Tu as toujours peur du tonnerre ? avait ricané Lucien, la ramenant contre lui, lui tapotant doucement le dos. On ne fait pas une bonne tueuse comme ça. — Alors… laissez-moi avoir peur juste cette fois, avait-elle murmuré en agrippant sa tunique. — Seulement cette fois, avait-il dit, la voix plus douce. —Désormais, je ne serai plus là pour te réconforter. Séraphine avait ouvert la bouche pour parler, mais juste à ce moment, la voix d’un garde était venue de l’extérieur : — Prince Valmont, Dame Sinclair a de la fièvre.

Lucien avait froncé les sourcils et s’était levé immédiatement, s’habillant avec des gestes rapides. En attachant sa ceinture, il avait jeté un regard à Séraphine. — Toi… — Allez auprès d’elle, Monseigneur, avait dit Séraphine en baissant la tête. — J’irai bien. Sans hésitation, il était parti. Le tonnerre grondait. Séraphine s’était recroquevillée sur le lit, regardant par la fenêtre. Pour une raison inconnue, son esprit était retourné à l’hiver de ses sept ans. La neige de cet hiver-là avait été particulièrement rude, tuant beaucoup de monde, elle y comprise : une orpheline sans foyer.

Elle s’était blottie dans la ruelle derrière le Donjon Valmont, sur le point de mourir de froid, quand une paire de mains l’avait ramassée. — Un rat des rues si jeune ? Le jeune Lucien avait froncé les sourcils devant elle. —Ramène-la et élève-la comme gantelet. Il lui avait appris les arts martiaux, la lecture, et à tuer. Cet hiver avait été si froid, mais ses mains étaient les plus chaudes qu’elle ait jamais senties. Alors, elle avait fait ce qu’il demandait. Peu importe comment il voulait qu’elle change, elle avait fait de son mieux pour obéir.

Elle craignait le sang, mais était devenue l’arme la plus acérée entre ses mains, elle craignait le tonnerre, mais pouvait ôter une vie en pleine tempête sans broncher. Elle l’aimait depuis des années, mais n’avait jamais osé le montrer. Après tout, il était le prince Lucien Valmont, et son cœur appartenait à Vivienne Sinclair, la fille du Chancelier. Puis, un an auparavant, lors de cette nuit fatidique, il avait ouvert la porte de la chambre du gantelet et l’avait embrassée. — Tu n’en veux pas ? avait-il murmuré contre son front.

Elle n’avait pas répondu. Si proche de lui, sentant son souffle, son corps s’était tendu, et elle ne pouvait parler. — Je suis allé à la Fête des Flambeaux avec Vivienne aujourd’hui, avait-il expliqué doucement. — Dans un moment de passion, je l’ai embrassée. Mais elle s’est évanouie à cause de sa constitution fragile. Mes fiançailles avec elle durent encore un an. En attendant, j’ai besoin de quelqu’un avec qui m’entraîner. Il avait tracé ses doigts sur ses lèvres. —Séra, tu es le meilleur choix. Veux-tu m’aider ? Séraphine savait qu’il aimait Vivienne, mais n’avait jamais imaginé que ce serait à ce point. En tant que prince, convoité par d’innombrables nobles femmes, il s’humilierait pour apprendre les arts secrets de l’amour, tout pour le plaisir d’une femme. —

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